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C’est le 29 février 1960 que Khaled, de son vrai nom Hadj Brahim
Khaled, naît à Sidi-El-Houari, dans la banlieue d’Oran, en Algérie.
Fou de musique, il commence par écouter Elvis Presley puis Johnny
l’une des stars du yé-yé. Il est aussi particulièrement fan de Dalida et
de musique marocaine…
Son premier 45 tours, Trig El Lici (littéralement « Sur la route du lycée ») paraît alors qu’il n’a que seize ans sous le nom de Cheb Khaled. Gros succès même si le jeune homme n’en retire aucun dividende, vivant de petits boulots comme garçon de café ou cordonnier. Il devient vite chef de file des « chebs » (jeunes) algériens, étant l’un des premiers ambassadeurs du raï et n’hésitant pas à briser quelques tabous en parlant d’amour, de filles, d’alcool et de liberté dans ses chansons !Trois ans plus tard, c’est une star dans tout le pays et la jeunesse le porte aux nues. Il débarque en France en 1986 et commence par se produire lors d’un festival à Bobigny, et y rencontre son futur manager, Djilali Ourak. Il lui permet de publier Hada Raïkoum, déjà paru en Algérie, puis de partir en tournée.
Khaled laisse tomber le « Cheb » de son pseudonyme et part à la conquête du monde. Il sillonne l’Europe, passe au Japon et représente la chanson francophone lors du World Summer Festival de New York en 1991.
En 1994, Khaled reçoit un César pour la bande originale du film 1,2,3 Soleils de Bertrand Blier. En 1995, il obtient la Victoire de la Musique dans la catégorie « artiste francophone de l’année » et s’attire la sympathie de tout le métier. C’est Jean-Jacques Goldman qui écrit pour lui Aïcha, en 1996. Un single qui est un nouveau gros tube et grâce auquel il décroche un an plus tard une nouvelle Victoire de la Musique (chanson de l’année).
Khaled multiplie alors les apparitions dans les festivals les plus prestigieux du monde, avant de mettre en boîte Kenza, du nom de sa seconde fille. Il y reprend Imagine de John Lennon en duo avec la chanteuse israélienne Noa., hymne à la paix qu’ils interpréteront ensemble en 2002, dans le cadre somptueux du Colisée, à Rome. Goldman lui offre deux nouvelles compositions et Khaled.
Le musicien d’Oran devient ainsi l’ambassadeur du raï. Sa voix chaleureuse et son sourire charment un large public. Dans son dernier album « Liberté », Khaled rend hommage à son père disparu. Il fait revivre ses souvenirs d’enfance au son des violons égyptiens, du luth, des flûtes, de la derbouka ou encore de l’accordéon. Un concentré de raï, métissé et moderne. Certainement, l’album le plus abouti de sa longue carrière !
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